5 métiers de l’écriture pour inspirer les entrepreneurs à plume

Vous aimez rédiger, mais pour vous, vivre de ses écrits est une utopie. Pourtant en 2021, les métiers de l’écriture sont toujours en vie. De l’auteur autoédité au rédacteur web en passant par les écrivains multifacettes, je vous dresse le portrait de 5 professions liées à l’écriture. De quoi inspirer les entrepreneurs à plume les plus motivés.

plume d'écrivain avec encrier, feuille et cachet

Pendant le confinement, beaucoup de personnes se sont interrogées sur le sens de leur travail. L’engouement pour les CPF et les demandes de reconversion professionnelle en attestent. En parallèle, les concours d’écriture ont connu un franc succès. Vous êtes peut-être de ceux qui, pour combler l’ennui, ont écrit un petit essai, un mémoire, un roman. Vous vous êtes posé la fameuse question : est-ce que je pourrais vivre de mes écrits ?

Pour ne pas entretenir un suspense inutile, voici une réponse aussi directe que franche : si vous avez l’intention de gagner de l’argent avec votre première tentative d’autoédition, vous risquez être déçu. Voilà, ça c’est dit. Sachez en effet que même si vous y avez mis toute votre énergie, tout votre cœur, et que votre plume est irréprochable, très probablement les ventes ne seront pas rentables.

L’autoédition, ça paraît hyper facile comme ça. Pas besoin de chercher un éditeur, on va sur Amazon, KDP Select, édité, emballé, expédié, les doigts dans le nez… Vous êtes sûr ?

Mais pas de panique, mon but n’est pas de démotiver les belles intentions, au contraire (vous le verrez si vous allez jusqu’à la fin) ! Je veux juste remettre un peu d’ordre dans les idées reçues. Voici donc mon éclairage sur 5 métiers d’entrepreneurs, artiste auteur pour la plupart. Belle lecture !

Écrivain

L’écrivain n’a que l’embarras du choix de son écriture. En effet, les genres littéraires sont aussi nombreux que variés : roman, poésie, science-fiction, théâtre, fantastique, conte, littérature de jeunesse… Chacun peut y trouver son compte et atteindre une cible spécifique. Sachez cependant que ces catégories ne sont pas toutes considérées de la même façon. Il s’établit même parfois de façon inconsciente des hiérarchies de sous-genres, certains étant considérés plus mineurs que d’autres. Ainsi, si vous écrivez des polars, vous aurez plus de chance de toucher un lectorat plus large que si vous vous lancez dans la romance, souvent décriée comme catégorie de bas étage. Idem si vous écrivez des nouvelles qui, particulièrement prisées chez nos amis anglo-saxons, sont un peu boudées en France.

romans empilés sur table avec tasse café

Bon à savoir : Auteur à compte d’éditeur vs auto-édition

En tant qu’auteur, vous avez le choix entre :

  • publier à compte d’éditeur. Dans ce cas, vous trouvez une maison d’édition avec laquelle vous établissez un contrat. Vous percevez alors des droits d’auteur sur vos manuscrits vendus, mais c’est bien l’éditeur qui s’occupe de l’impression et de la promotion de vos ouvrages. Attention cependant, la joie éventuelle de trouver enfin une maison d’édition qui veuille vous publier peut faire oublier de lire toutes les lignes du contrat…
  • publier en auto-édition : ce choix permet de vous rapporter la totalité des bénéfices de vos ventes. Mais comme évoqué plus haut, cela implique de prendre en charge un très lourd travail en amont et en aval de la rédaction. C’est vous qui devez trouver votre couverture, payer votre numéro ISBN, assurer la correction, la mise en page, la promotion, le lancement, choisir votre prix. Un travail de titan dont il faut prendre conscience et qui met du temps à devenir rentable. À titre d’exemple, l’auteure Anaïs Weibel, première sur Google sur la requête « vivre de ses romans » a mis trois ans à pouvoir réellement se consacrer à sa passion.

Écrivain public

Même si le mot écrivain appartient à ce métier, il n’a rien à voir avec le métier d’écrivain classique, c’est pour cela que j’en fais un titre à part. Le code APE d’un écrivain public en autoentreprise n’est d’ailleurs pas 90.03 (celui d’artiste auteur), mais 96.09Z : autres services à la personne. Il s’agit effectivement moins de faire la part belle à son imagination que de vouloir assister autrui, aider dans des démarches qui sont spécifiques et demandent une technicité que l’écrivain public doit donc connaître.

écrivain public aide entreprise pour remplir papiers administratifs

Bon à savoir : Écrivain public pour quel type d’écrits ?

L’écrivain public est chargé de rédiger ou de corriger tous types de documents, pour des particuliers ou des entreprises. Il travaille notamment sur l’aide à la rédaction de papiers :

  • professionnels : courrier de réclamation, courrier juridique, formulaire administratif, CV, lettre de motivation
  • administratifs : dossiers d’allocations familiales, testaments, formulaires, avis d’imposition, etc.
  • personnels : rédaction de mémoires, travaux littéraires, comptes-rendus, faire-part, contenus web, mailings

Rédacteur Web

Le rédacteur web est un métier qui connaît un succès réel depuis deux ans. En effet, les sites web et les business digitaux (e-commerce, marketing digital, formations en lignes, membership…) fleurissent sur la toile. Dans un tel contexte, les compétences en rédaction de contenus pour le web sont une valeur recherchée. Le rédacteur web écrit pour des sites internet : articles de blog, landing page, présentation d’activité, fiche produit…

ordinateur allumé sur page d'accueil Google

Bon à savoir : Concurrence chez les rédacteurs web et spécialisation

La concurrence chez les rédacteurs web est rude. On trouve maintenant dans les moteurs de recherche bien plus de résultats de formations de rédacteur que des recherches clients de rédacteurs. Par ailleurs, les plateformes de rédaction, si elles ont le mérite de laisser leur chance à tous les débutants, ont tendance à casser les prix. Ne comptez pas vivre de ce métier si vous restez à 0,04 cts le mot…

Les rédacteurs qui arrivent sur le marché (tout comme ceux qui sont déjà installés, mais n’ont pas encore de clientèle fixe) ont donc tout intérêt à se former davantage : Copywriting, storytelling, consulting SEO. À mon sens, une expertise en référencement naturel deviendra à terme nécessaire pour offrir une valeur ajoutée à ses prospects.

Malgré la concurrence, la rédaction web reste un métier à haut potentiel. Le développement d’activités sur le web ne peut faire l’impasse d’une stratégie de contenu qu’un entrepreneur peut rarement effectuer seul quand il développe son business.

Traducteur/ transcripteur

Le fait de connaître et maîtriser une langue étrangère est un véritable atout. Contrairement aux écrivains et rédacteurs, on ne demande pas aux traducteurs de créer du contenu. Il s’agit ici de les transformer : soit dans une autre langue pour le traducteur, soit sous un autre format pour le transcripteur.

matériel de retranscription d'audio, ordinateur et écouteurs

Bon à savoir : la transcription, une activité à ne pas négliger

Sur beaucoup de plateformes, les demandes de transcriptions accroissent : transcriptions de cours magistraux, webinaire, masterclass, podcast, conférences en ligne… Certains sites, comme Authôt, recrutent des candidatures spécifiquement pour la transcription et le sous-titrage. Encore une fois, la prolifération de nouveaux formats sur internet peut vraiment laisser une place intéressante pour les rédacteurs maîtrisant la dactylographie.

Pour en savoir plus : voir l'article sur la retranscription de podcast

Blogueur professionnel

Le blogueur rédige des articles (ou crée des vidéos) sur un thème particulier dont il est jugé expert. Il crée et anime une communauté engagée, publie du contenu régulier, ordonne ses articles, en assure les mises à jour. À terme, il peut être sponsorisé par des marques, créer des partenariats, des affiliations, qui lui permettent de monétiser son blog, donc de générer du revenu sur son contenu écrit.

page d'accueil wordpress pour rédaction article blog

Bon à savoir : la monétisation du blog, une possibilité sur le long terme

Monétiser un blog ne peut s’envisager qu’après plusieurs années de blogging. En général, les blogueurs professionnels ont commencé par passion. Et de la passion il en faut, car ce n’est qu’au terme d’un contenu régulier, riche, avec du contenu de qualité, qu’une audience va pouvoir être générée. Vivre de son blog, si c’est une idée que vous pouvez avoir en tête, n’est clairement pas la solution immédiate pour générer un revenu.

Entrepreneurs à plume : et si vous inventiez votre métier ?

Je vois fleurir sur les réseaux les doubles ou triples étiquettes : rédacteur/ copywriter/ consultant SEO, traducteur/ correcteur, ou encore rédacteur web/ écrivain public. À mon avis, c’est là la clé. Vivre d’écriture est possible. Plus que jamais, la stratégie de contenu sur le web laisse encore une part belle aux rédacteurs motivés qui n’ont pas peur de la diversité.

A moins que vous ne préfériez que Gallimard vous remarque, vous pouvez miser sur votre créativité et vos multi compétences. Prenez exemple sur des auteurs entrepreneurs inspirants, comme Nathalie Bagadey (autrice conférencière enthousiaste), ou encore Lucie Castel (autrice, formatrice, et podcasteuse) pour ne citer qu’elles. Quelle créativité, quelle âme d’entrepreneuses ! Oui en plus d’écrire il faut bosser, innover, créer du réseau, se remettre en question, réajuster les offres de son business. Oui, peut-être que ce sont des success-stories qui ne peuvent arriver à tout le monde.

Mais vous avez peut-être le choix entre vous réfugier derrière l’habituel « Écrire ça ne fait pas vivre », ou vous lancer dans une aventure palpitante d’entrepreneuriat littéraire, quitte à y laisser quelques… plumes !

4 réflexions sur “5 métiers de l’écriture pour inspirer les entrepreneurs à plume”

  1. C’est superbement bien écrit et concis. Je le doutais qu’il existait tous ces métiers de l’écriture mais cela fait du bien de les voir ainsi rassemblé dans un même article. Chapeau bas.

    1. Merci Vanessa, c’est un très beau retour que tu m’offres là! En réalité il existe encore bien d’autres métiers à plume : correcteur (comme l’a souligné Nathalie), biographe, scénariste, animateurs d’ateliers d’écriture, parolier… L’idée, c’est vraiment de miser sur la diversité et la créativité. Nathalie cumule avec des conférences (c’est d’ailleurs un domaine dans lequel j’aimerais beaucoup m’engouffrer !!!), des formations, Lucie Castel a créé un podcast, ainsi que licares (L’institut des carrières littéraires) qui accompagne les passionnés d’écriture dans la professionnalisation de l’écriture. Je trouve toutes ces initiatives absolument passionnantes, d’autant plus qu’elles sont proposées par des femmes et que je suis… un brin féministe ! 😉

  2. Oh, merci de cette chouette mention !
    Effectivement, il n’y a pas que les auteurs qui peuvent vivre de leur plume (je pense aux correcteurs, également, qui mériteraient peut-être de figurer dans cet article, comme ce sont de vrais amoureux et professionnels de la langue française ? 😉) et, effectivement, avec mes conférences et, tout bientôt, ma formation en ligne, je diversifie mes sources de revenus tout en faisant quelque chose que j’aime. ♥

    1. Merci Nathalie pour ce retour d’expérience. Les correcteurs sont effectivement à rajouter, ce sont eux qui permettent de peaufiner les manuscrits des auteurs. Dans sa dernière Newsletter, Anaïs Weibel souligne d’ailleurs qu’elle a retardé la publication de son dernier ouvrage (le huitième je crois) pour reprendre son texte en fonction des conseils de sa correctrice. De toute façon je voulais écrire un article spécifique sur les correcteurs et les bêta lecteurs. Voilà de quoi faire une belle place pour cette profession des amoureux de livres !

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